1/ Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans la labellisation Numérique Responsable pour Audace, et pourquoi maintenant ?
À l’origine, la démarche a été encouragée par nos clients. Nous concevons des solutions de digital learning (e-learning, serious games, formations en réalité virtuelle) et, au départ, nous pensions ne pas être directement concernés par les enjeux RSE. Nous évoluons dans un bâtiment intelligent, nos collaborateurs ont des pratiques plutôt frugales… mais nous manquions de visibilité sur la manière dont notre activité pouvait réellement contribuer à améliorer la situation environnementale.
Par ailleurs, les critères d’écoresponsabilité représentent désormais jusqu’à 10 % de la note dans certains appels d’offres de grands donneurs d’ordre. Il était donc essentiel de nous interroger : que pouvons-nous faire de plus pertinent et cohérent avec notre métier ?
Le numérique responsable s’est imposé comme une évidence, d’autant plus que nos collaborateurs, plutôt jeunes, nous poussaient à avancer sur ces sujets.
2/ Comment s’est déroulé le parcours pour obtenir ce label ?
Très honnêtement, si nous avions dû le faire seuls, cela n’aurait probablement jamais abouti. Il y a toujours de bonnes raisons de repousser : le temps, la charge de travail, la complexité des tableaux et des indicateurs à remplir…
Nous avons donc décidé de nous faire accompagner par RSE Inside, une démarche engagée suite au bouche-à-oreille au sein du groupe IRD.
3/ Comment RSE Inside vous a accompagné concrètement dans cette démarche ?
L’accompagnement nous a permis de structurer notre approche et surtout de respecter la deadline d’un an que nous nous étions fixée. Le numérique responsable est un sujet vaste, presque infini : sans cadre méthodologique clair, il est facile de se disperser.
4/ Quel a été pour vous le moment le plus marquant de l’accompagnement ?
Un temps fort a été la réunion de lancement de la démarche avec l’ensemble des collaborateurs, animée par Virginie et un partenaire, EVOLVE, spécialiste du numérique. L’objectif : sensibiliser, engager et mettre en action les équipes.
Nous nous sommes posés des questions concrètes :
Qu’est-ce que nous faisons déjà de bien ?
Que pouvons-nous améliorer ?
Qu’est-il urgent de changer ?
Cela a conduit à la création d’un comité Numérique Responsable, composé de 6 personnes sur 23 collaborateurs, ainsi qu’à la nomination d’un référent dédié qui a porté toute la démarche côté label Lucie.
Chaque membre du comité s’est vu attribuer une responsabilité : RGPD, achats responsables, matériel (renouvellement et recyclage)…
Nous avons également travaillé autour des trois piliers du numérique responsable :
- l’éco-conception
- l’accessibilité
- l’inclusion
5/ Qu’est-ce que cette labellisation a changé pour vos équipes, vos pratiques ou votre organisation ?
Nous sommes actuellement dans l’attente officielle de la labellisation, car tout le travail est terminé. Nous avons obtenu près de 800 points, soit une excellente note, grâce à l’accompagnement de Virginie et Xavier.
Ils ont relu et challengé nos évaluations ainsi que nos engagements avant le dépôt final.
Surtout, cette démarche a permis d’embarquer l’ensemble des équipes et de passer concrètement à l’action.
6/ Pensez-vous que ce label influence votre relation avec vos clients ou partenaires ?
Oui, clairement. Dans nos engagements, nous mettons en avant notre volonté de « ne pas être plus royaliste que le roi » et d’encourager nos clients à consommer le numérique de manière plus responsable.
L’éco-conception permet de proposer des solutions plus durables. Cela implique de rationaliser, simplifier les processus et privilégier la simplicité d’usage comme de conception.
7/ Un mot pour la fin ?
Merci Virginie !
On pourrait penser qu’une telle démarche est lourde ou contraignante. En réalité, nous avons travaillé dans la joie et la bonne humeur.